FETES DE NOEL – Les expats parlent.

FETES DE NOEL – Les expats témoignent

A l’approche des fêtes de fin d’année, programmer le réveillon de Noël peut être un véritable casse-tête pour les expats. Rentrer en France ? Passer Noël dans son pays d’adoption et se ranger aux coutumes locales ? Ou bien tenter un Noël à la française sous les tropiques ? Entre traditions et nouvelles expériences, lepetitjournal.com est allé à la rencontre de ses lecteurs pour connaître leurs projets pour le 24 décembre. Voici leurs témoignages.


“Noël, c’est la famille avant tout.”
Après un premier Noël décevant au Brésil, Cécile, 38 ans, a décidé de rentrer en France auprès de sa famille.

“Cela fait un an et demi que mon compagnon, ma petite fille et moi-même sommes arrivés à São Paulo. Pour notre premier Noël, nous nous y sommes pris trop tard pour les billets d’avion et avons donc décidé de le passer dans la capitale paulistana. Mais c’était sans prévoir que la ville se viderait durant la saison estivale. Au bout du compte, tous nos amis sont partis et nous nous sommes retrouvés tous les trois autour d’un dîner aux couleurs locales. Mon compagnon a insisté pour préserver une partie de la magie de Noël ; mais difficile d’y mettre du mien lorsque la chaleur à l’extérieur est suffocante et que l’on se sent seul. Par principe, j’ai installé un petit sapin dans le salon mais le cœur n’y était pas vraiment. Car pour moi, Noël c’est la famille avant tout. D’autant que je suis fille unique et que je n’aime pas laisser mes parents seuls au moment des fêtes.

Alors pour cette année, le retour en France s’est tout de suite imposé. J’avais envie que ma petite fille découvre la neige. Bien sûr, quinze jours c’est assez court pour faire le tour de la famille et en profiter mais ça en vaut la peine ! Ce que j’aime avant tout c’est passer du temps en famille autour de la cheminée, retrouver nos petites habitudes. Et puis nous nous sommes offerts une semaine au ski, ce qui n’est pas pour nous déplaire. Pour les cadeaux, j’essaie de ramener à mes proches des souvenirs du Brésil en évitant l’incontournable combo Havaianas/Cachaça. J’ai pensé à des produits de beauté (le Brésil est le spécialiste) et à l’artisanat local, même s’il est limité à São Paulo. Ce sont les petites attentions qui comptent.

A l’avenir, j’envisage de passer les fêtes au Brésil mais en m’organisant autrement. Je pense qu’il est important de créer des rites sur place, sans forcément recréer coûte que coûte les habitudes que nous avions en France. Et puis notre fille grandit et bientôt ce sera important pour elle de connaître la magie de Noël”.

“Trouver un juste milieu entre l’ambiance tropicale et nos traditions”
Géraldine vit au Brésil depuis trois ans et demi et passera Noël avec son mari à São Paulo
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“Pour notre troisième Noël au Brésil, mon mari et moi n’avons eu d’autre choix que de rester au Brésil, faute de congés. Les enfants rentrant en France, nous avons pris le parti d’en profiter malgré tout. Le plus difficile est de retrouver un environnement festif qui soit chaleureux. Loin de mes parents, tout prend un sens différent mais ce n’est pas pour nous déplaire. Nous avons donc opté pour un réveillon entre amis pour ne pas sacrifier au côté festif de la veillée de Noël.

L’idée est de trouver un juste milieu entre l’ambiance tropicale d’un Noël à São Paulo et nos traditions. Car bien que ce ne soit plus nouveau pour moi, j’ai encore du mal à m’accoutumer à l’idée de fêter Noël en maillot de bain. Le plus dépaysant est le côté artificiel des fêtes ici. Je trouve les Papa Noël anachroniques par 40 degrés, même si la température ne me dérange pas en soi.

De sorte qu’on se rattrape sur le repas et nos petits rites à nous. Les décorations sont faites maison. Chacun met du cœur à l’ouvrage pour que ce soit tout de même un moment agréable. On n’hésite pas à rechercher de bons produits pour la tablée ; parfois des produits français importés mais coûteux, autrement on sait savourer les produits locaux. En dépit des nouveautés que cela implique de célébrer Noël dans l’hémisphère Sud, on essaie d’en profiter !

“J’ai vraiment du mal à me faire à l’idée d’un Noël sous les tropiques.”
Morgan, 25 ans, VIE depuis 3 mois à São Paulo, ne peut envisager un Noël loin de sa famille.

“Comme je suis au Brésil pour trois ans, l’éventualité de passer les fêtes ici m’est venue à l’esprit mais j’ai vraiment du mal à me faire à l’ambiance d’un Noël sous les tropiques. Le Panettone et les décorations de la Paulista ne m’ont pas encore convaincus, mais qui sait ?

C’est une constante chez moi, je rentre toujours chez ma famille pour les fêtes. C’est presque une obligation. Noël est l’occasion pour nous réunir et je ne peux pas y couper. La seule fois où j’ai réveillonné entre copains, ce n’était vraiment pas pareil.

Du côté de ma mère, nous avons beaucoup de petites traditions que nous perpétuons d’années en années. Par exemple, nous tirons au sort nos cadeaux, à l’exception des dernières fois où nous nous sommes surpassés en termes de nullité des cadeaux. C’est vrai que ce n’est pas facile de trouver quelque chose de sympa. Par exemple, cette année, j’ai cherché à offrir autre chose que des tongs mais je suis encore en quête d’idées. J’ai pensé à des vins chiliens et argentins et éventuellement des maillots de bain pour les filles, mais encore faut-il ne pas se tromper sur la taille !

Pour le repas aussi, nous avons nos habitudes. Chez moi, on ne coupe pas au traditionnel menu foie gras, chapon, fruits secs et vin. Même la bûche Picard a son charme. Rien que d’y penser, j’ai envie de rentrer !”

“Au moment des fêtes, j’adore l’idée de changer d’atmosphère.”
Marc-Antoine, marié, trois enfants et expatrié depuis deux ans et demi au Brésil, voyage pour les fêtes.

“Je suis expatrié depuis de longues années dans des régions du monde variées. Au fil des années, mes enfants qui sont nés dans différents pays et mon épouse se sont accoutumés à passer Noël sous toutes les latitudes. On fait l’impasse sur les traditionnelles vacances au ski, mais on en profite pour découvrir de nouvelles cultures.

Cette année, nous voyageons à Panama, où j’ai été en poste pendant cinq ans. Ce sera l’occasion pour mon épouse et moi de fêter nos vingt ans de mariage. Nous avons déjà passé Noël en Chine, aux Pays-Bas, en Colombie et aux Etats-Unis. Pour nous, Noël ne rime pas forcément avec grande réunion de famille. Toutefois, je cherche à préserver certains rituels qui me tiennent à cœur, notamment l’arbre de Noël, les chaussons aux pieds du sapin et les chants traditionnels.

Pour le repas, nous avons pris le parti de nous adapter aux coutumes locales. Pas de dinde donc au programme, ni de foie gras. Mais le dîner du 24 décembre reste un temps fort pour notre petite famille, car il nous permet de nous retrouver et de passer un moment agréable ensemble. Noël est avant tout un prétexte pour faire plaisir aux enfants et faire la fête.

Bien sûr l’ambiance de mon enfance me manque parfois. Il n’y a que lorsque j’étais en poste à Chicago que j’ai véritablement retrouvé la magie du 24 décembre au milieu des vitrines des grands magasins, des illuminations et de la neige. Mais j’adore l’idée de changer d’atmosphère. Je garde notamment en mémoire un Noël passé à Rio, les pieds dans l’eau. On avait eu le droit aux habituels concerts sur Copacabana et c’est, des étoiles plein les yeux, que j’avais écouté une reprise des Rolling Stones, face à la mer turquoise pour un 25 décembre”.

JP (www.lepetitjournal.com – Brésil) Rediffusion

NOEL – Le Brésil est le pays le plus cher pour acheter des cadeaux

Si vous rentrez en France pour les fêtes, ne pensez même pas à acheter vos cadeaux de Noël au Brésil. Le pays est bon dernier d’un classement réalisé par le site Hotels.com où figurent 29 destinations où il est le plus intéressant de se procurer un certain panier de produits, a rapporté le quotidien gratuit Metro.

Dans ce panier, treize cadeaux potentiels à mettre au pied du sapin dont un iPad, du parfum, un album de Susan Boyle (!), des livres, une maison Barbie ou encore des DVD. Le total au Brésil représente la somme de R$ 11.000 quand le pays le moins cher, Taïwan, propose un prix d’environ R$ 3.400.

Sur le continent sud-américain, il vaut largement mieux se rendre en Argentine pour faire ses emplettes de Noël. Le pays est troisième du classement (derrière le Japon) avec un panier à R$ 4.800. Allez, joyeux Noël quand même !

CC (www.lepetitjournal.com – Brésil) vendredi 29 novembre 2013

 

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LES 10 STRATÉGIES DE MANIPULATION

 

LES 10 STRATÉGIES DE MANIPULATION SELON NOAM CHOMSKY

 

Il est l’un des plus grands penseurs de notre époque. Un intellectuel d’une objectivité rare et non élitiste par conviction. Un linguiste devenu penseur de son monde et en particulier de sa communication dans la tradition des Guy Debord et autres Pierre Bourdieu.
Ami intime de Jacques Lacan dont il disait que les théories étaient des escroqueries volontaires pour se jouer du monde parisien.
Cet homme, donc, a résumé les 10 stratégies de manipulation des masses. Et il est toujours bon de se les remémorer.

 

1/ La stratégie de la distraction. Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes.

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

3/ La stratégie de la dégradation. Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

4/ La stratégie du différé. Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge. La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion. Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise. Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité. Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité. Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes. Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes. »

 

 

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