un drone conçu par des étudiants

 

Suisse : énorme succès d’un drone conçu par des étudiants

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Le eeBee, le drone haut de gamme vendu par la société senseFLY. Crédit photo: Parrot! sous licences Creative commons.

 

Plus connu pour son emploi militaire, des étudiants suisses de l’École Polytechnique de Lausanne ont donné un usage domestique à l’aérodyne télécommandé. Les ONG s’en servent pour faire de la cartographie et les particuliers des photos. Le succès est au rendez-vous.

Les drones civils fabriqués en Suisse connaissent un véritable succès international, leurs ventes ne connaissent pas la crise et leur champ d’application ne cesse de s’élargir, selon une enquête publiée par le magazine suisse Bilan, dans sa dernière édition. À l’origine de cette réussite, des étudiants de l’École Polytechnique de Lausanne.

Un succès rapide

En 2009, au sein de l’incubateur de l’École Fédérale Polytechnique de Lausanne (EFPL), une société nommée senseFLY se créée et se spécialise dans la construction de drones à usage civil. En trois ans, la société, voit son effectif passer de 2 à 40 employés. SenseFLY conçoit deux types de drones: le Swinglet au prix de 10.000 francs suisses (8.334 euros) et le eBee vendu le double. La société n’est pas la seule à s’être lancée dans cette production lucrative. Le marché des drones civils s’avère colossal et la concurrence devient rude. Des fabricants comme Draganfly au Canada et Deltadrones en France, en plus des fabricants de drones militaires qui cherchent à se reconvertir dans le civil, veulent aussi leur part du gâteau.

Les innovations dans le secteur sont fréquentes. Par exemple, le projet européen myCopter, auquel l’EPFL est associée, a pour objectif de mettre sur le marché des drones capables de transporter des passagers. Fin 2012, un rapport de l’Atrae, un programme britannique d’évaluation des technologies, estimait le marché des drones civils à 62 milliards de dollars par an.

Quel usage pour les particuliers?

Des étudiants de l’EPFL ont créé l’ONG Drone Adventures, paralèllement à la société senseFLY. Les missions des drones de cette ONG sont variées, allant de la cartographie des montagnes suisses pour faciliter les sauvetages jusqu’à celle des bidonvilles à Haïti pour aider les ONG humanitaires sur le terrain.

Les drones suisses sont également utilisés dans le secteur privé. Les grandes exploitations agricoles en Amérique latine et au Canada utilisent ces engins volants pour suivre l’évolution de leurs champs à la plante près. Les compagnies minières s’en servent pour leurs carrières, et en Russie, un sous-traitant de Gazprom s’en sert même pour surveiller ses pipelines.

Munis de petites caméras, les drones civils sont souvent utilisés, par les particulier pour faire du repérage en montagne, filmer des paysage. Mais ce qui suscite les craintes des autorités, c’est leur utilisation malveillante, et notamment l’espionnage. Dans les airs, les drones peuvent aussi s’avérer dangereux. En France, pour utiliser un drone, il faut une licence théorique de pilote d’avion…

Ci -dessous, les images filmées par un drone en balade aux alentours du sommet du Moléson, en Suisse.

 

(Avec AFP)

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