Le Brésil à vélo

Le Brésil à vélo, mode d’emploi

11/03/2013 | Aujourd’hui le Brésil.

Depuis 10 mois, un couple franco-canadien a fait le choix d’explorer le Brésil sur deux roues, là où beaucoup de routes font la part belle à la voiture. Mode d’emploi pour les inconditionnels du cyclotourisme.

Bertrand et Vanessa, dans l'État de Goias Photo ©TerraT
Bertrand et Vanessa, traversée de l’État de Goias par les chemins de terre. Photo ©TerraTributa

Dans notre première partie, « À vélo, un couple franco-canadien rend hommage au Brésil », nous vous avons présenté le projet écologique Terra Tributa de Bertrand Lemeunier et Vanessa Richard qui ont décidé de traverser le Brésil à vélo. Cette seconde partie est consacrée aux conseils pratiques à tous ceux qui rêvent de suivre leur trace.

Aujourd’hui le Brésil : Pédaler sur les routes brésiliennes n’est-ce pas trop dangereux ?

Vanessa Richard : À nos yeux, les routes du Brésil ne sont pas vraiment un paradis pour le cyclotourisme même si il y a certains endroits qui font rêver! Il y a souvent beaucoup de circulation, de gros camions, les routes ne sont pas toujours dotées de bons accotements, etc. Par contre, en général les conducteurs sont assez respectueux et font des écarts quand ils le peuvent.

Nous privilégions les routes secondaires où il y a moins de circulations. Par exemple, entre Olinda (PE) et Salvador (BA), nous avons circulé sur de petits chemins de terres dans les plantations de cocotiers et également sur les plages. Nous avons traversé plusieurs rivières dans des petits bateaux ce qui est impossible en auto. Pour nous, c`est cela le paradis du cyclotourisme!

Concernant l’insécurité, on nous demande souvent si nous n’avons pas peur. Nous répondons non. Nous avons pédalé dans plusieurs grandes villes comme Foz do Iguaçu, Brasilia, Manaus, Belém, Joa Pessao, Olinda, Recife ou Salvador sans problème. D’après moi, les villes sont les lieux les plus “dangereux”. Dans les plus petites localités, les gens nous accueillent également très bien.

 

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Vanessa et Bertrand sont restés 3 semaines chez Fabió Silva, à Foz de Iguaçu
©TerraTributa

 

Physiquement, comment vivez-vous ce tour du Brésil ?

VR : Bien, malgré nos 7000 km! Je n’ai pas été vraiment malade, par contre Bertrand a eu une sinusite et un dérangement intestinal de 3 semaines dans la région Nord. À part cela, le soleil et la chaleur sont parfois difficile à supporter mais nos corps semblent s’habituer.

Encouragez-vous d’autres personnes à suivre votre exemple ?

VR : L’expérience du cyclotourisme est unique. L’essayer, c’est l’adorer ou… le détester! À nos yeux, un voyage à vélo au Brésil comme ailleurs dans le monde est une expérience culturelle, multi sensorielle et personnelle incroyable.

L’ouverture sur le monde, la facilité de rencontrer les gens, les encouragements en direct de la rue, le faible coût économique, pas de pollution et en plus, c’est bon pour la santé!

Donc, OUI, nous encourageons d’autres personnes à faire le saut car « le bonheur est la seule chose qui se double quand on le partage. » (Albert Schweitzer).

Quels conseils leur donnez-vous ?

VR : Une bonne préparation est importante avant de partir à l’aventure. Pourquoi ne pas faire un premier essai de quelques jours afin de tester les équipements mais surtout votre résistance à l’effort et parfois également à l’inconfort !

Au niveau des équipements, il faut tout le nécessaire afin de réparer les incidents de base du vélo : crevaisons, ajustements freins etc. Pour le Brésil, des lunettes de soleil sont importantes (idéalement ajustées à la vue) de même qu’un chandail blanc à manches longues pour se protéger des rayons UV.

Sachant que nous voyageons en autonomie complète, nous portons beaucoup d’équipements, tente, réchaud, sac de couchage, gamelles pour la cuisine etc. L’idéal est tout de même de voyager le plus léger possible! Au niveau de l’alimentation, il est important de manger régulièrement et surtout de boire souvent.

Au niveau des hébergements, il existe sur internet, deux sites Warmshower etCouchsurfing très utiles pour les voyageurs. Il suffit simplement de s’inscrire et vous pouvez être hébergé gratuitement une ou plusieurs nuits un peu partout dans le monde par des gens accueillants et heureux de partager les richesses de leurs coins de pays ! On se croit parfois à la maison, un vrai bonheur.

Nous faisons ainsi principalement dans les grandes villes. Le reste du temps, nous campons. Par souci de sécurité et de confort (eau et douche), nous demandons en général pour installernotre tente sur le terrain des gens. Les refus sont très rares !

Vous allez boucler la boucle brésilienne fin mai. Avez-vous déjà pensé au prochain pays que vous visiterez à vélo dans le cadre de votre projet Terra Tributa ?

VR : En suivant la logique des Jeux Olympique, le prochain pays que souhaite découvrirTerra Tributa est la Corée du Sud en 2016. Plus de 85 fois plus petit que le Brésil, la Corée du Sud va se parcourir certainement plus rapidement.

 

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Terra Tributa
©TerraTributa

 

Pour contacter Terra Tributa – Expédition Brésil 2012-2013 réalisée par Bertrand Lemeunier et Vanessa Richard – TerraTributa@gmail.com 
Suivez Bertrand et Vanessa sur leur page Facebook Terra Tribura

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