Quelles sont les vertus du miel ?

dezembro 13, 2013 em Uncategorized por Bus 2 Production

Quelles sont les vertus du miel ?

 

      Depuis quelques décennies, de nombreux chercheurs (essentiellement au sein de l’école allemande, française, russe, ainsi que divers médecins anglais et américains) se sont attachés à expérimenter méthodiquement l’ensemble des vertus empiriques du miel accumulées au fil des millénaires, afin d’en dégager les véritables propriétés et déterminer ainsi scientifiquement ce que l’on pouvait en attendre réellement pour notre santé. Ces multiples études et expérimentations (environ 2000 références bibliographiques), qui se poursuivent d’ailleurs toujours actuellement, ont non seulement validé tout ce qui nous avait été transmis, mais encore complété certaines données et trouvé de nouvelles utilisations et applications.

      Il en ressort aujourd’hui de façon certaine que le miel est bien doté de nombreuses propriétés diététiques et thérapeutiques comme le résume fort bien l’éminent Professeur Rémy Chauvin dans ces lignes : “A la lumière de ces recherches, il paraît maintenant certain que l’antique tradition ne mentait pas qui affirmait que le miel ne constitue pas seulement un excellent aliment, mais aussi qu’il a une valeur thérapeutique certaine, bien que difficilement explicable dans certains cas.

      Comme nous vous l’avons laissé entendre précédemment, il n’existe pas un miel mais denombreuses variétés de miels :
    selon l’origine sécrétoire : miels de nectar ou de miellat ;
 selon la couleur : miels clairs et miels foncés ;
 selon l’origine mono ou polyflorale : les miels unifloraux étant eux-mêmes classés suivant l’origine botanique (acacia, bruyèreeucalyptuslavande, sapin, etc.) et les miels polyfloraux suivant les lieux de récolte (miels de plaine, de montagne, de forêt, etc.) ou selon la saison de récolte (miels de printemps ou d’été);
 selon l’origine géographique : en rapport avec la flore habituelle d’une région bien déterminée (miel des Alpes, d’Anjou, de Corse, du Gâtinais, de Provence, des Vosges, etc.).

      Chaque miel possède donc, dans le détail, une composition propre qui lui donne ses caractéristiques et des propriétés plus ou moins particulières dont découlent des applications diététiques et thérapeutiques plus ou moins spécifiques. C’est pourquoi, nous vous parlerons d’abord des propriétés communes à toutes les variétés de miel correspondant à une composition analytique moyenne qui caractérise “l’aliment-médicament” miel en général, pour vous donner ensuite la liste des principaux miels unifloraux dont les propriétés et indications plus spécifiques sont admises actuellement par la majorité des auteurs.

 1) PROPRIÉTÉS DIÉTÉTIQUES ET THÉRAPEUTIQUES
COMMUNES A TOUS LES MIELS EN GÉNÉRAL — 


  — Propriétés diététiques :

      Le miel est avant tout un aliment naturel riche en sucres simples directement assimilables (se passant donc de digestion préalable), doué d’un pouvoir sucrant plus important que le sucre blanc (ou roux) ordinaire composé uniquement de saccharose, tout en ayant un apport calorique moindre, contrairement à ce que beaucoup de gens pensent. En effet, le pouvoir sucrant du fructose et glucose contenus dans le miel est en moyenne de 1,3 par rapport à une base de 1 pour le saccharose du sucre de canne ou de betterave, et 100 g de miel apportent en moyenne 300 calories, alors que 100 g de sucre en apportent 400 !… C’est dire que pour sucrer également quelque chose, où il vous faut 10 g de sucre, il ne vous faut que 7,5 g de miel, et qu’au lieu d’absorber 40 calories, vous n’en prenez que 22, soit presque la moitié ! C’est mathématique. Ce seul argument calorique – mais il y en a beaucoup d’autres comme vous le verrez plus loin
- devrait déjà vous convaincre de l’intérêt qu’il y a à remplacer le sucre par du miel.

      Cette richesse en fructose et glucose du miel est à l’origine de son importante action dynamogénique et stimulante du cœur recherchée par les sportifs et les gens fatigués, ainsi que de sa puissance calorique qui lui permet de satisfaire aux besoins énergétiques de l’organisme dans des conditions optimales sous un volume très réduit de nourriture, ce qui est d’un grand intérêt dans tous les cas de perte de l’appétit (surtout chez les enfants et les personnes âgées) et dans certains régimes alimentaires médicaux (celui de l’insuffisance rénale par exemple).

      De par sa richesse en éléments biologiques, le miel augmente aussi les capacités du système de défense immunitaire, renforçant ainsi la résistance de notre terrain dans sa lutte contre les agressions en général. Richesse qui participe aussi directement à une action non négligeable decomplémentarisation alimentaire palliant de nombreuses micro-carences qui sont sources, à la longue, de troubles maladifs plus ou moins importants.

Par ailleurs, le miel favorise l’assimilation du calcium et la rétention du magnésium par l’organisme, deux minéraux essentiels au bon fonctionnement de notre “usine” biologique, ce qui explique que les enfants qui bénéficient de miel dans leur alimentation quotidienne se développent beaucoup mieux que ceux qui ont seulement du sucre blanc, avec notamment une meilleure et plus rapide calcification osseuse et dentaire.
Grâce à ses nombreux enzymes, il facilite également l’assimilation des autres aliments en général, d’où une meilleure digestion et un meilleur transit intestinal.

      Enfin, le miel, tout en ayant un pouvoir sucrant supérieur à celui du saccharose, possède une action nettement moins nocive que celui-ci dans la genèse des caries dentaires. Argument supplémentaire, s’il en était encore besoin, pour lui donner la préférence dans le régime alimentaire, notamment des enfants et des adolescents.

    Propriétés thérapeutiques :

      Elles sont nombreuses et nous les avons regroupées – classées par ordre alphabétique – dans le tableau ci-après, en vous précisant bien que si chacune de ces actions existe bien pour tous les miels, elles peuvent toutefois varier en importance selon la variété de miel considéré.

PROPRIÉTÉS THÉRAPEUTIQUES COMMUNES À TOUS LES MIELS

    ANTI-ANÉMIQUE

    Qui combat l’anémie.

    ANTISEPTIQUE

    Qui détruit les microbes.

    APÉRITIVE

    Qui stimule l’appétit.

    BÉCHIQUE

    Qui calme la toux.

    DIGESTIVE

    Qui aide à la digestion.

    DIURÉTIQUE

    Qui augmente la sécrétion de l’urine.

    DYNAMOGÉNIQUE

    Qui augmente la force et l’énergie.

    ÉMOLLIENTE

    Qui relâche, détend et amollit les tissus enflammés.

    FÉBRIFUGE

    Qui combat la fièvre.

    LAXATIVE

    Qui facilite le transit intestinal

    SÉDATIVE

    Qui calme.

    VICARIANTE

    Qui supplée à la déficience.

 


 2) CARACTÉRISTIQUES, PROPRIÉTÉS ET INDICATIONS PLUS SPÉCIFIQUES
DES PRINCIPAUX MIELS UNIFLORAUX — 


      Il est très rare, dans la nature, de pouvoir récolter un miel 100% unifloral, il s’agit donc toujours de miels en provenance principale de la plante indiquée. Par ailleurs, il va de soi que chacun des miels répertoriés – par ordre alphabétique – dans la liste ci-après possède – en plus de ses propriétés et indications plus spécifiques – toutes les autres communes aux miels en général énumérées plus haut.

   Miel d’ACACIA

   Caractéristiques :
    Couleur jaune or clair et transparent.
 Consistance pratiquement toujours liquide.
 Odeur légère, subtile et délicieuse.
 Saveur très douce et relativement neutre.
Miel idéal pour sucrer les boissons froides ou chaudes (particulièrement les biberons du nourrisson).
Propriété plus spécifique : 
    - Doux régulateur intestinal.
Indication plus particulière :
-
 Paresse intestinale chez le nourrisson et le jeune enfant.

   Miel d’AUBÉPINE  

   Caractéristiques :
    Couleur ivoire légèrement ambrée.
 Consistance onctueuse à granulation fine.
 Odeur très parfumée.
 Saveur douce et agréable.
Propriétés plus spécifiques :
- Sédative et antispasmodique.
Indications plus particulières :
Nervosisme et les troubles qui en découlent: insomniepalpitations, etc.
- États spasmodiques en général.

   Miel de BRUYÈRE (Callune)  

   Caractéristiques :
    Couleur brune foncée tirant sur le roux.
 Consistance sirupeuse très épaisse caractéristique (quelques mois après sa récolte, il se cristallise sous forme de petits cristaux ronds qui grossissent jusqu’à atteindre 2 à 3 mm de diamètre dont vous ne devez pas vous alarmer, ceux-ci signant au contraire la parfaite pureté de ce miel).
 Odeur très prononcée.
 Saveur forte de caramel, un peu âpre et amère.
 Très riche en matières minérales.
Miel très particulier qui a ses inconditionnels et qui est souvent utilisé pour la fabrication du pain d’épices auquel il donne un arôme caractéristique.
Propriétés plus spécifiques : 
- Anti-anémique.
- Antiseptique des voies urinaires et diurétique.
- Reminéralisant et dynamogénique.
Indications plus particulières :
- Certaines formes d’anémie.
- Affections de l’arbre urinaire dans son ensemble, et dans le régime diététique de l’insuffisance
rénale chronique.
- États de déminéralisation (particulièrement chez les personnes âgées souffrant d’ostéoporose) et les asthénies en général (notamment les convalescences médicales ou chirurgicales, ainsi que les états de fatigue de la sénescence).

   Miel de CHÂTAIGNIER

   Caractéristiques :
    Couleur ocre jaune foncé.
 Consistance assez épaisse à cristallisation assez fine.
 Odeur forte et piquante.
 Saveur très relevée peu agréable avec une certaine âcreté et un arrière-goût légèrement amer.
 Riche en matières minérales.
Miel très particulier mais qui a ses adeptes.
Propriétés plus spécifiques :
   – Anti-anémique.
- Favorise la circulation sanguine.
- Reminéralisant et dynamogénique.
Indications plus particulières : 
- Certaines formes d’anémie.
- Maladies circulatoires en général (veineuses et capillaires en particulier).
- États de déminéralisation (particulièrement chez les personnes âgées souffrant d’ostéoporose) et les asthénies en général (notamment les convalescences médicales ou chirurgicales, ainsi que les états de fatigue de la sénescence).

   Miel d’EUCALYPTUS  

   Caractéristiques :
 Couleur jaune assez foncée.
 Consistance pâteuse à granulation fine.
 Odeur forte et agréable.
 Saveur assez prononcée agréable.
Propriétés plus spécifiques : 
- Antiseptique des voies respiratoires et urinaires.
Indications plus particulières :
- Affections de la sphère respiratoire et de l’arbre urinaire dans leur ensemble.

   Miel de LAVANDE

   Caractéristiques :
    Couleur blanche à dorée.
 Consistance onctueuse à granulation fine.
 Odeur délicate fort agréable.
 Saveur fine caractéristique et très agréable.
Miel très prisé, souvent considéré pour son goût comme l’un des meilleurs miels qui soit.
Propriétés plus spécifiques :
- Antiseptique et anti-inflammatoire des voies respiratoires.
- Antispasmodique.
Indications plus particulières :
- Affections de la sphère respiratoire dans son ensemble.
- Affections rhumatismales chroniques (arthrose en particulier).

   Miel d’ORANGER

   Caractéristiques :
    Couleur jaune doré et transparent.
 Consistance fluide à onctueuse et à cristallisation irrégulière.
 Odeur légère très agréable.
 Saveur douce très fine.
Miel très prisé.
Propriétés plus spécifiques :
   – Sédative et antispasmodique.
 Indications plus particulières :
Nervosisme et les troubles qui en découlent: insomniepalpitations, etc.
- États spasmodiques en général.

   Miel de ROMARIN  

   Caractéristiques :
 Couleur pâle, presque blanche, parfois très légèrement dorée.
 Consistance onctueuse à pâteuse.
 Odeur caractéristique assez prononcée et fort agréable.
 Saveur douce, délicate et assez neutre.
Miel très estimé, c’est le fameux Miel de Narbonne dont on parlait beaucoup anciennement et que les Romains considéraient comme le meilleur miel du monde.
Propriétés plus spécifiques : 
- Cholérétique et cholagogue.
Indications plus particulières : 
Insuffisances digestives en général et hépato-vésiculaires en particulier.

   Miel de SAPIN  
  
Caractéristiques :
 Couleur brun-noir aux reflets vert sombre.
 Consistance liquide, parfois légèrement pâteuse.
 Odeur aromatique marquée très agréable.
 Saveur douce, maltée, sans aucune amertume.
 Riche en matières minérales.
Miel de miellat très recherché.
Propriétés plus spécifiques : 
- Anti-anémique.
- Antiseptique et anti-inflammatoire des voies respiratoires.
- Diurétique.
- Reminéralisant et dynamogénique.
Indications plus particulières : 
- Certaines formes d’anémie.
- Affections respiratoires dans leur ensemble.
- Affections urinaires et dans le régime diététique de l’insuffisance rénale chronique.
- États de déminéralisation (particulièrement chez les personnes âgées souffrant d’ostéoporose) et les asthénies en général (notamment les convalescences médicales ou chirurgicales, ainsi que les états de fatigue de la sénescence).

   Miel de SARRASIN  
   
Caractéristiques :
    Couleur brune foncée.
 Consistance épaisse.
 Odeur caractéristique.
 Saveur puissante très particulière.
 Riche en matières minérales.
Miel surtout utilisé en pâtisserie.
Propriétés plus spécifiques :
   – Anti-anémique.
- Reminéralisant et dynamogénique.
Indications plus particulières :
   - Certaines formes d’anémie.
- États de déminéralisation (particulièrement chez les personnes âgées souffrant d’ostéoporose) et les asthénies en général (notamment les convalescences médicales ou chirurgicales, ainsi que les états de fatigue de la sénescence).

   Miel de THYM  
 
Caractéristiques :
 Couleur assez foncée tirant sur le brun.
 Consistance onctueuse à pâteuse.
 Odeur fortement aromatique.
 Saveur parfumée agréable très marquée.
Propriété plus spécifique :
   – Antiseptique général.
Indications plus particulières :
   - Maladies infectieuses des sphères respiratoire, digestive et urinaire en général.

   Miel de TILLEUL

   Caractéristiques :
    Couleur jaune clair et transparent.
 Consistance assez épaisse à cristallisation fine très lente.
 Odeur très parfumée.
 Saveur très agréable.
Miel très estimé.
Propriétés plus spécifiques : 
- Sédative et antispasmodique.
Indications plus particulières : 
Nervosisme et les troubles qui en découlent: insomniepalpitations, etc.
- États spasmodiques en général.

   Miel de TOURNESOL  
  
Caractéristiques:
    Couleur jaune citronnée.
 Consistance solide.
 Odeur assez forte.
 Saveur douce et légère.
Propriété plus spécifique:
- Hypolipémiante.
Indications plus particulières: 
Hypercholestérolémie et artériosclérose.

   Miel de TRÈFLE  
 
Caractéristiques :
    Couleur blanc cassé ou ambrée très claire.
 Consistance onctueuse à granulation très fine.
 Odeur légère et agréable.
 Saveur délicate.
Miel de choix très recherché, particulièrement par les sportifs.
Propriété plus spécifique :
- Dynamogénique.
Indications plus particulières : 
Asthénies en général (notamment les convalescences médicales ou chirurgicales) et la sénescence.
- Efforts physiques (notamment chez les sportifs amateurs ou professionnels).

      Chaque fois que vous le pouvez, vous avez bien évidemment intérêt à prendre le miel unifloral qui répond le mieux à vos troubles ou affections. Les résultats n’en seront que meilleurs et plus rapides.
 :

        Le miel est la denrée produite par les abeilles mellifiques à partir du nectar des fleurs ou de certaines sécrétions provenant de parties vivantes de plantes ou se trouvant sur elles,qu’elles butinent, transforment, combinent avec des matières spécifiques propres,emmagasinent et laissent mûrir dans les rayons de la ruche. Cette denrée peut être fluide,épaisse ou cristallisée.

      Il découle de ce texte, rédigé par le législateur, que le miel est, par définition, un produit entièrement naturel qui ne peut contenir ni additif, ni colorant, ni conservateur, ni parfum artificiel. Il arrive sur votre table tel que les abeilles l’ont fait et tel que l’apiculteur consciencieux l’a récolté. C’est pourquoi le simple mot “miel” sur un emballage est dorénavant suffisant pour vous assurer de son origine 100% pure et naturelle et que vous ne trouvez plus sur les pots et documents publicitaires que ce seul terme, suivi de sa provenance botanique ou régionale, sans aucun adjectif associé comme c’était le cas il y a encore quelques années où l’on voyait “fleurir” des appellations telles que : “Miel pur surfin” - ” Miel naturel” - ”Miel sain extra fin” - etc.

2) Origine et récolte du miel — 

   — Les abeilles produisent le miel à partir du nectar recueilli dans les fleurs au niveau de petites glandes végétales nommées nectaires (se situant le plus souvent au fond de la corolle) ou à partir du miellat recueilli sur les plantes, le miellat étant une sécrétion issue de parties vivantes de ces plantes ou se trouvant sur elles et liée alors à l’excrétion de certains insectes suceurs de sève (pucerons principalement).

      Il existe donc deux grandes variétés de miel selon l’origine sécrétoire : le miel de nectar et le miel de miellat.

      Le nectar et le miellat sont des liquides sucrés composés essentiellement de saccharose dissous dans de l’eau à une concentration variant entre 5 et 25%, que les abeilles butineuses prélèvent par aspiration avec leur langue et qu’elles emmagasinent dans leur jabot en y ajoutant de la salive contenant une enzyme (la gluco-invertase) qui transforme le saccharose en deux molécules de sucres simples : le fructose et le glucose. 

Dans le même temps elles abaissent déjà un peu la teneur en eau de la solution sucrée.
De retour à la ruche, ces butineuses transfèrent leur récolte à des abeilles ouvrières d’intérieur qui vont, par régurgitations successives d’une abeille à une autre, compléter et terminer la transformation commencée, avant d’aller dégorger ce liquide dans les alvéoles de cire disponibles d’un rayon où il va s’étaler. Sucée et étalée ainsi plusieurs fois de suite, la solution sucrée, qui ne contient plus que des sucres simples mais encore 50% d’eau, va alors subir une nouvelle concentration par évaporation passive qui s’effectue sous la double influence de la chaleur régnant dans la ruche (entre 36 et 37° C) et de la ventilation assurée par des abeilles ventileuses qui créent, par un mouvement très rapide de leurs ailes, un puissant courant d’air ascendant dans la ruche.
On arrive ainsi progressivement au bout de quelques jours à une solution ne contenant plus, en moyenne, que 18% d’eau et près de 80% de fructose et glucose, devenue tout simplement du miel, qui est alors stocké par les abeilles dans les cellules des rayons de la ruche, cellules qui, une fois remplies, sont cachetées par un mince opercule de cire afin qu’il se conserve parfaitement. C’est ce même miel que vous consommez après sa récolte par l’apiculteur.

      Savez-vous qu’une abeille doit butiner à peu près 150 fleurs pour faire son plein de 2 centigrammes de nectar et qu’une butineuse effectue, en moyenne, 25 voyages journaliers d’environ 1 kilomètre chacun ?
C’est dire que journellement, une butineuse en période de miellée visite entre 3000 et 4000 fleurs et parcourt 25 kilomètres pour rapporter environ 1/2 gramme de nectar et fabriquer 1/10 de gramme de miel. Si vous vous amusez à faire le calcul, vous constaterez que les abeilles d’une simple ruche effectuent approximativement deux tours du monde pour produire un seul petit kilo de miel !

    La récolte du miel par l’apiculteur a lieu en général après une miellée (correspondant à une période de production de nectar par la flore susceptible d’en fournir) et lorsque les 3/4 des alvéoles des rayons de cire sont operculés.

      C’est ainsi que dans les régions méridionales de l’hémisphère nord, le miel est récolté – en une ou plusieurs fois – entre les mois d’avril et de novembre, et que dans les autres régions tempérées la première récolte ne débute habituellement qu’à la fin du mois de mai.

      Cette récolte se pratique schématiquement comme suit :
• L’apiculteur retire les cadres des ruches dans son atelier d’extraction afin de procéder à la désoperculation (manuellement avec un couteau, ou le plus souvent mécaniquement avec une machine spéciale conçue pour cette opération).
 Suit l’extraction du miel contenu dans les alvéoles par centrifugation à l’aide d’extracteurs tangentiels ou radiaires, miel qui est recueilli dans un bac à travers un filtre.
 Après un deuxième filtrage, le miel est recueilli dans un maturateur (simple récipient de décantation) où il va rester entre 2 et 8 jours au cours desquels les bulles d’air retenues dans la masse du miel montent à la surface et les dernières impuretés solides résiduelles sont éliminées per ascensum ou per descendum.
 Enfin, l’apiculteur qui, pendant ce séjour au maturateur, a préparé et amorcé la cristallisation du miel, passe au conditionnement, puis au stockage, dernière étape avant la distribution commerciale.

      On récolte ainsi, en moyenne, entre 15 à 20 kilos de miel par ruche et par an, mais les apiculteurs professionnels en récoltent souvent beaucoup plus grâce à la transhumance et la mise en place de hausses sur la ruche en fonction des miellées.

 3) Aspect et propriétés physico-chimiques du miel — 

   — Le miel se présente sous l’aspect d’une substance :

    visqueuse : la consistance du miel, qui peut atteindre à l’état solide, est très variable ; elle est
conditionnée essentiellement par sa teneur en eau, sa composition chimique et la température à laquelle il est conservé ; par ailleurs, les sucres contenus dans le miel peuvent cristalliser en partie sous l’influence de certains facteurs (température, agitation, composition chimique), entraînant alors une modification complète de son aspect mais sans rien changer à sa composition ;
• de couleur variable : la couleur du miel va du jaune très pâle (presque blanc) au brun très foncé (presque noir) en passant par toute la gamme des jaunes, oranges, marrons et même parfois des verts ; mais le plus souvent le miel est blond ;
 de saveur très sucrée, plus ou moins aromatique et d’odeur différente selon son origine botanique.

   — Par ailleurs le miel :
 est soluble dans l’eau et l’alcool dilué, mais insoluble dans l’alcool fort, l’éther, le chloroforme et le benzène ;
 a une densité moyenne de 1,42 à la température de 20° C ;
 n’est pas un bon conducteur thermique (environ 6 fois moins que l’eau) ;
 a une conductibilité électrique fortement variable suivant sa teneur en eau et en matières minérales ;
 a un indice de réfraction qui oscille entre 1,47 et 1,50 (suivant sa teneur en eau) à la température de 20° C ;
 est lévogyre (qui dévie le plan de polarisation de la lumière à gauche) dans la plupart des cas.

   — Enfin le miel est acide : son pH oscillant, en moyenne, entre 3,5 et 6 (nous vous rappelons qu’en matière de pH le chiffre 7 représente la neutralité).

 4) Composition analytique du miel —  

       Elle est aujourd’hui relativement bien connue malgré sa complexité, mais ne peut donner lieu à aucune constante parfaitement stable. En effet, la composition quantitative de ce produit d’origine végétale est soumise à de nombreux facteurs éminemment variables qu’il est impossible de maîtriser, tels que : la nature de la flore visitée et celle du sol sur lequel pousse ces plantes, les conditions météorologiques lors de la miellée, la race des abeilles, l’état physiologique de la colonie, etc. Nous nous contenterons donc de vous donner ici la composition qualitative du miel, complétée de quelques pourcentages quantitatifs moyens.

      Le miel contient :

    De l‘eau avec un pourcentage optimum de 17 à 18%.
 Des glucides (sucres) en grande quantité : 78 à 80%, représentés essentiellement par du fructose (ou lévulose) : 38%, du glucose (ou dextrose) : 31%, ainsi que du maltose, du saccharose et divers autres polysaccharides.
 Des lipides (corps gras) en infime quantité sous forme de glycérides et d’acides gras (acide palmitique, oléique et linoléique).
 Des protides (substances azotées) en petite quantité : moins de 1%, mais contenant un très grand nombre d’acides aminés libres : acide aspartique, acide glutamique, alanine, arginine, asparagine, cystine, glycine, histidine, isoleucine, leucine, lysine, méthionine, phénylalanine, proline, sérine, tryptophane, tyrosine et valine.
 Des acides organiques libres ou combinés sous forme de lactones : 0,3%, le principal d’entre eux étant l’acide gluconique.
 Des éléments minéraux, de 0,2% pour les miels de nectar et jusqu’à 1% pour les miels de miellat, avec plus d’une trentaine d’éléments déjà inventoriés : aluminium, argent, arsenic, baryum, béryllium, brome, calcium, césium, chlore, chrome, cobalt, cuivre, fer, lithium, magnésium, manganèse, mercure, molybdène, nickel, or, palladium, phosphore, potassium, rubidium, scandium, silicium, sodium, soufre, strontium, titane, vanadium, zinc, zirconium.
Ces éléments minéraux ne sont pas toujours tous présents dans un miel déterminé. Par contre, certains le sont systématiquement dans tous les miels et souvent alors en grande quantité, notamment le potassium, premier cation intracellulaire indispensable à la vie. Il vous faut savoir également que les miels foncés sont globalement plus riches quantitativement en matières minérales que les miels clairs.
Chacun de ces éléments a un rôle capital et souvent indispensable, même à doses infinitésimales (oligo-éléments) au niveau de nombreuses réactions biochimiques du métabolisme cellulaire de tout l’organisme et leur carence peut provoquer de nombreux troubles maladifs.
Notre alimentation actuelle raffinée à l’excès et, par voie de conséquence, très appauvrie en oligo-éléments, se trouvera donc utilement complétée par l’apport de miel dans la ration alimentaire quotidienne, miel qui s’avère dans ce domaine un complément quasi-complet. Ne pensez-vous pas qu’il est préférable de prendre un grand cocktail d’oligo-éléments sous forme organique avec un bon miel, que d’en prendre seulement deux ou trois sous forme minérale (moins bien assimilée que sous forme organique) avec une spécialité pharmaceutique ?
 Un grand nombre de vitamines, dont les quantités, loin de couvrir nos besoins journaliers, n’en constituent pas moins un appoint non négligeable. Le miel contient essentiellement les vitamines B1, B2, B3 ou vitamine PP, B5, B6, C, et accessoirement les vitamines A, B8 ou vitamine H, B9, D et K.
 Des enzymes dont les principaux sont les amylases alpha et bêta, la gluco-invertase et la gluco-oxydase.
Ces enzymes (qui facilitent la digestion des aliments et sont à l’origine de certaines vertus du miel) sont détruites par un chauffage exagéré du miel qu’il y a donc lieu de toujours éviter.
 Plusieurs facteurs antibiotiques naturels, regroupés sous le nom générique d’inhibine, qui sont en fait de puissants bactériostatiques, c’est-à-dire qu’ils empêchent le développement des bactéries mais ne les tuent pas.
 De nombreuses autres substances diverses, et plus particulièrement :
- un principe cholinergique proche de l’acétylcholine ;
- un principe œstrogène ;
- des flavonoïdes dotés de multiples et intéressantes propriétés physiologiques ;
- des alcools et des esters ;
- des substances aromatiques qui non seulement donnent l’arôme et le goût spécifique d’un miel donné, mais qui ont aussi des vertus thérapeutiques ;
- des matières pigmentaires spécifiques à chaque miel qui lui donnent sa couleur propre ;
- et enfin des grains de pollen qui en signent l’origine botanique.

      En résumé, le miel est un produit naturel extrêmement complexe contenant un très grand nombre d’éléments vitaux qui interviennent au premier chef dans le bon équilibre de notre fonctionnement biologique. Cette richesse qualitative qui regroupe près de 200 substances différentes agissant en parfaite harmonie et en synergie, absolument impossible à réaliser artificiellement, donne bien sûr au miel une place de tout premier plan dans l’alimentation, mais également une place non négligeable en médecine préventive et curative.

 

 

 

 

 

 

 

 

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